Reply to discussion by J. N. Hutchinson on the paper “Property attribution of 3D geological models in the Thames Gateway, London: new ways of visualising geo-scientific information”
Discussion on the paper entitled “Property attribution of 3D geological models in the Thames Gateway, London: new ways of visualizing geoscientific information” doi:10.1007/s10064-008-0171-0
Résumé Les mouvements de versant observés à Séchilienne, dont les vitesses sont globalement dépendantes de la pluviométrie, sont essentiellement dus à la décompression du massif rocheux responsable de l’ouverture de discontinuités héritées d’une histoire tectonique régionale complexe. Il arrive cependant que des accélérations se produisent indépendamment du taux de précipitations mesuré. L’analyse détaillée d’une de ces anomalies de comportement, enregistrée en février 1999, a permis de soupçonner l’implication du séisme de Laffrey du 11 janvier 1999. La sollicitation mécanique provoquée par ce séisme, dont l’épicentre n’était distant du massif instable que de quatre kilomètres, pourrait également être à l’origine du changement pérenne du régime du mouvement à partir de cette date. Les indices de néotectonique dans la vallée de la Romanche, tels que le pull-apart de Séchilienne, à remplissage quaternaire, et les éboulements récurrents sur la faille de la Romanche, qui passe en pied de versant, avaient déjà permis d’envisager un rôle partiel de l’activité sismique dans le déclenchement ou l’accentuation des instabilités observées.
Résumé Une étude expérimentale des cycles de drainage-humidification a été réalisée sur les Argiles vertes de Romainville du bassin de Paris, afin de caractériser leur aptitude au retrait-gonflement par l’analyse de courbes de rétention, par la mesure de paramètres mécaniques (pression et taux de gonflement), et par une étude microstructurale (MEB, porosimétrie). Les résultats expérimentaux montrent que les déformations volumiques les plus grandes se produisent dans le domaine où le potentiel de l’eau est inférieur à 15 MPa, avec des valeurs de pression et de taux de gonflement élevées. Par ailleurs, au cours des cycles successifs de sollicitations hydriques, alors que les échantillons présentent une augmentation du taux de gonflement cumulé, une stabilisation des déformations de gonflement s’amorce à partir du troisième cycle, en rapport avec une réorganisation de la microstructure du sol mise en évidence par l’analyse microstructurale. Enfin, l’étude menée sur la prévision du taux et de la pression de gonflement montre que les modèles de prévision ne sont pas systématiquement applicables à tous les sols.